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.Colum et elle encadraient le père Clement, Amabilia était assise près d'elle et les autres invités s'étaient installés tout autour de la table.Ils dévorèrent comme s'ils mouraient de faim.Le sergent enfournait sa nourriture et relevait parfois la tête pour lui lancer des regards torves.Simon le bedeau buvait plus qu'il ne mangeait.Benedict et Ursula commencèrent par picorer comme à contrecœur puis finirent par se repaître en bavardant entre eux.Grand-mère Croul et le médecin gardèrent le silence pendant tout le repas.A la fin, Amabilia, aidée par Kathryn, desservit.Puis elle apporta une tarte aux poires et un doux vin blanc du Rhin.Ensuite Kathryn plongea ses doigts dans un bol d'eau et s'essuya les mains et les lèvres.—Je dois vous poser quelques questions, déclara- t-elle en reposant le linge et en soulevant le sac de cuir.Elle repoussa son bol et renversa le sac sur la table, sans tenir compte des exclamations de surprise.Colum se leva et prit le ceinturon qu'il boucla autour de sa taille.Il tira l'épée et la leva vers la lumière, ce qui plongea les paroissiens dans la consternation.—Voici ce que j'ai trouvé dans la chambre d'Elias, expliqua Kathryn.Pourquoi possédait-il une arme de cette valeur ? Pourquoi un forgeron détenait-il quelque chose qui a dû appartenir à l'un des principaux écuyers du Bâtard de Faucomberg ?—Vous le savez bien, répliqua Roger.La jeune femme l'avait estimé taciturne et plutôt sournois, mais à présent, la panse pleine de bière et de bonne chère, Roger semblait décidé à laisser libre cours à la contrariété qu'il éprouvait devant les événements.—Vous nous avez fait danser toute la matinée, Maîtresse Swinbrooke !—Que nenni ! rétorqua-t-elle d'une voix coupante.Trois personnes ont été vilement tuées !—Et qu'est-ce qui vous permet de croire que nous pourrions savoir quelque chose là-dessus ? dit Ursula.—Parce que vous êtes tous membres du conseil paroissial.Je suis certaine que vous avez constaté que les trois victimes l'étaient aussi.Vous faites autorité dans le village.Vous n'ignorez rien d'Elias, d'Isabella, ni d'Adam l'apothicaire.Au nom de votre allégeance à la Couronne, sans parler de votre loyauté envers Dieu, si vous avez des renseignements qui pourraient aider à résoudre ces mystères, vous êtes tenus de par la loi de les révéler.Je vais donc vous interroger.Je peux mettre en doute les réponses, mais j'aimerais les ouïr de votre bouche.Roger se leva à moitié en lançant, par-dessus la table, un regard furieux à Kathryn.— Alors je répondrai.La guerre est terminée depuis un an.Nous sommes des villageois, des gens de peu.Nous vaquons à nos affaires pendant que les puissants, bannières au vent, font la guerre et se disputent la Couronne, des biens, des terres et des domaines.Walmer était un bastion lancastrien, non parce que nous le voulions mais parce que les seigneurs en avaient ainsi décidé.Édouard d'York se vengea.Il détruisit la maison de Lancastre à Barnet et à Tewkesbury et tous les ennemis qui échappèrent à la mort ou à la captivité durent s'enfuir.Les trois qui parvinrent jusqu'ici représentaient un danger pour nous ; nous avons proclamé notre fidélité à la Couronne et les avons pourchassés.—Nous ? releva Murtagh.—Nous participions tous à la tuerie !— Pas moi ! cria grand-mère Croul.— Ni moi, intervint le père Clement d'un ton sec.Pas plus que ma sœur !— Asseyez-vous, physicien, ordonna Colum.Je connais les soldats, de même que les médecins.Avez- vous lu Chaucer ? « Personne de par le monde ne l'égalait.»— Vous vous intéressez aux contes ? s'enquit le prêtre.— Je trouve Chaucer amusant et instructif, expliqua Murtagh.Je connais maints de ses vers par cœur.Mais nous ne sommes point céans pour parler de poésie, n'est-ce pas, Maître physicien ? Que s'est-il passé quand ces trois lancastriens sont arrivés ici ?Le silence accueillit sa question.Kathryn désigna Benedict, qui lui faisait face.—Dites-moi ce qui est arrivé ce jour-là.— Comme l'a narré Roger - le tabellion se passa la langue sur les dents -, nous, petites gens, nous occupions de nos travaux habituels.Nous avions entendu parler des grandes batailles, l'une au nord et l'autre à l'ouest.—J'ai reçu des ordres, intervint Walter.Le coroner du Kent a proclamé que tous les lancastriens qui tentaient de fuir le pays devaient être considérés comme des traîtres et être abattus s'ils ne se rendaient pas.—Maître sergent, peut-être pourriez-vous nous conter l'histoire, suggéra Kathryn.Walter haussa les épaules.—Il n'y a pas grand-chose à ajouter, déclara-t-il.Il ramassa une miette sur la table et se la fourra dans la bouche.—Trois cavaliers ont surgi à Walmer.Ils ont mis pied à terre et sont entrés dans la taverne pour commander des chopes de bière.Nous avons deviné que c'était des soldats : leurs montures étaient fourbues et ils étaient couverts de boue et de poussière.L'un d'entre eux était blessé au bras gauche.—Décrivez-les, ordonna Kathryn.—Il y avait un jeune écuyer, guère plus de vingt printemps, je pense, et deux archers plus âgés, mais l'écuyer semblait être le chef.Il portait une belle demi- armure et un ceinturon à la taille.Comme à l'ordinaire, Elias le maréchal-ferrant étanchait sa soif au Cygne d'argent.Il s'est mis à plaisanter et il a levé sa chope : « A Edouard d'York », a-t-il proposé.Les trois hommes se sont contentés de lui jeter un regard froid.« A Monseigneur Édouard d'York », a répété Elias.Le jouvenceau a posé sa chope à grand bruit sur la table, s'est levé et est sorti.Elias et les autres l'ont suivi.Nous étions tous auCygne d'argent à l'exception du père Clement et de grand-mère Croul.Elias, qui était ivre, s'est mis en colère.Il leur a demandé pourquoi ils n'avaient pas voulu boire à la santé du roi.L'écuyer l'a envoyé au diable et lui a dit de s'occuper de ses propres affaires.Elias a ramassé un morceau de bois et a frappé le jeune homme au moment où il allait se mettre en selle.Les deux archers ont tenté de tirer leurs épées.Elias et nous tous les avons encerclés.Je suppose, expliqua Walter en reniflant, que nous avions beaucoup bu.Les trois hommes ne sont pas parvenus à monter sur leurs chevaux, qui se dérobaient.Ils se sont enfuis et nous les avons poursuivis.On a donné l'alarme.Nous avons crié « haro ! haro ! ».L'écuyer semblait savoir où il allait.Il a pris la direction de Mercery Lane, a traversé en courant le terrain communal et est entré dans le cimetière.Il espérait atteindre le sanctuaire.C'est là que nous l'avons rattrapé.Le sergent était inquiet, à présent.Des gouttes de sueur brillaient sur ses joues couperosées.Il lança un regard autour de lui mais l'assistance gardait la tête basse, mis à part grand-mère Croul qui souriait sous cape.Kathryn avait le sentiment que Walter mentait mais elle voulait entendre sa version de l'histoire pour ce qu'elle valait.—Nous nous étions munis de gourdins et d'armes de toute sorte, continua le sergent.Les trois lancastriens étaient épuisés et blessés.Adam et Elias ont frappé l'écuyer à coups de marteau et de hache.Il s'est effondré.Les deux archers ont voulu fuir ; nous les avons séparés, abattus et poignardés.La description de ces faits sanglants ne semblait pas le troubler.—Puis nous avons dévêtu les dépouilles et les avons déposées au pied de la croix du marché jusqu'à ce que Lord Henry arrive [ Pobierz całość w formacie PDF ]